Marine Le Pen og Front nationals grenser

Restauration des frontières, réduction drastique de l’immigration et politique sécuritaire : lundi 17 avril, lors d’un meeting au Zénith de Paris, Marine Le Pen a égrené les thèmes chers au Front national. Mais de nombreux incidents ont émaillé le show de la patronne du parti d’extrême-droite…

Un reportage publié le 20 avril 2017 dans la revue norvégienne Vox Publica. Traduction de Ragnhild Molster. 

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Borgerlønn: Mot fattigdom, for mer personlig frihet

Le 29 janvier dernier, Benoît Hamon remportait la primaire du Parti socialiste en avançant une idée iconoclaste qui divise jusque dans son propre camp : celle de l’instauration d’un revenu universel pour pallier au manque de travail qui va frapper nos sociétés futures, marquées par la robotisation et le numérique. Dans sa première version, le candidat proposait de mettre en un place, en plusieurs étapes, un revenu de 750 euros versé mensuellement et sans condition à tous les Français, et financé par une taxe sur les robots. Le coût de la mesure, lui, était de 400 milliards d’euros annuels. Mais Benoît Hamon a, depuis cette proposition initiale, fait évoluer ses positions. Il plafonne désormais ce revenu à 600 euros par mois, et le réserve aux seuls adultes, de 18 ans à la retraite, touchant moins de 1,9 fois le revenu minimum -soit moins de 2800 euros-. Un revenu qui n’est plus si universel que ça, vu que seules 19 millions de personnes sont concernées, tandis que son coût est maintenant évalué à 35 milliards d’euros. Mais qui sait ? Il pourrait bien le redevenir, Benoît Hamon ayant décidé de trancher la question de la généralisation de ce revenu à tous et son passage à 750 euros via une “conférence sociale”…

Quoi qu’il en soit, plusieurs pays, dont la Finlande ou l’Inde, expérimentent le revenu universel sous différentes formes. Vox Publica a alors décidé d’aller interroger Gaspard Koenig sur le sujet. Philosophe diplômé de l’Ecole Normale Supérieure, écrivain et banquier passé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il a également écrit les discours de Christine Lagarde lorsque celle-ci était ministre de l’Economie, sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Fondateur du think-thank libéral Génération Libre en 2013, il est l’un des principaux intellectuel français à travailler sur la question du revenu universel.

Un entretien publié le 6 avril 2017 dans la revue norvégienne Vox Publica. Traduction d’Hélène Celdran.