En liberal fritenker

Le journaliste Nicolas Prissette a suivi, en 2016 et 2017, Emmanuel Macron et son équipe de campagne. Chroniqueur sur la chaîne de télévision LCI, ancien rédacteur en chef adjoint du service politique de l’hebdomadaire le Journal du Dimanche, il a tiré deux ouvrages de cette longue immersion dans la machine politique macroniste : “Emmanuel Macron en marche vers l’Elysée” (publié en novembre 2016 aux éditions Plon) et “Emmanuel Macron, le président inattendu” (publié le 13 mai 2017 aux éditions First). Truffés de témoignages de première main, ils retracent la fulgurante ascension de l’ancien conseiller de François Hollande, devenu le 14 mai 2017 le plus jeune président de la République française. Pour Vox Publica, Nicolas Prissette revient sur les circonstances de la victoire d’Emmanuel Macron et sur la recomposition du paysage politique français.

Un entretien publié le 14 juin 2017 dans le magazine norvégien Vox Publica. Traduction de Camilla Skogseth Clausen et illustration d’Havard Legreid.

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Emmanuel Macron og de franske splittelsene om Europa

Emmanuel Macron, arrivé le 23 avril dernier en tête du premier tour de l’élection présidentielle, est sans doute le candidat le plus favorable à l’Union européenne telle qu’elle existe actuellement. Mais cette continuité ne peut masquer les divisions des grands partis de gouvernement sur les relations entre la France et l’Union. Un malentendu qui dure depuis plus de 30 ans…

Une analyse publiée le 2 mai 2017 dans le magazine norvégien Vox Publica. Traduction de Camilla Skogseth Clausen. 

Marine Le Pen og Front nationals grenser

Restauration des frontières, réduction drastique de l’immigration et politique sécuritaire : lundi 17 avril, lors d’un meeting au Zénith de Paris, Marine Le Pen a égrené les thèmes chers au Front national. Mais de nombreux incidents ont émaillé le show de la patronne du parti d’extrême-droite…

Un reportage publié le 20 avril 2017 dans la revue norvégienne Vox Publica. Traduction de Ragnhild Molster. 

Borgerlønn: Mot fattigdom, for mer personlig frihet

Le 29 janvier dernier, Benoît Hamon remportait la primaire du Parti socialiste en avançant une idée iconoclaste qui divise jusque dans son propre camp : celle de l’instauration d’un revenu universel pour pallier au manque de travail qui va frapper nos sociétés futures, marquées par la robotisation et le numérique. Dans sa première version, le candidat proposait de mettre en un place, en plusieurs étapes, un revenu de 750 euros versé mensuellement et sans condition à tous les Français, et financé par une taxe sur les robots. Le coût de la mesure, lui, était de 400 milliards d’euros annuels. Mais Benoît Hamon a, depuis cette proposition initiale, fait évoluer ses positions. Il plafonne désormais ce revenu à 600 euros par mois, et le réserve aux seuls adultes, de 18 ans à la retraite, touchant moins de 1,9 fois le revenu minimum -soit moins de 2800 euros-. Un revenu qui n’est plus si universel que ça, vu que seules 19 millions de personnes sont concernées, tandis que son coût est maintenant évalué à 35 milliards d’euros. Mais qui sait ? Il pourrait bien le redevenir, Benoît Hamon ayant décidé de trancher la question de la généralisation de ce revenu à tous et son passage à 750 euros via une “conférence sociale”…

Quoi qu’il en soit, plusieurs pays, dont la Finlande ou l’Inde, expérimentent le revenu universel sous différentes formes. Vox Publica a alors décidé d’aller interroger Gaspard Koenig sur le sujet. Philosophe diplômé de l’Ecole Normale Supérieure, écrivain et banquier passé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il a également écrit les discours de Christine Lagarde lorsque celle-ci était ministre de l’Economie, sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Fondateur du think-thank libéral Génération Libre en 2013, il est l’un des principaux intellectuel français à travailler sur la question du revenu universel.

Un entretien publié le 6 avril 2017 dans la revue norvégienne Vox Publica. Traduction d’Hélène Celdran. 

Dyster spådom om Le Pen ved makten

Si Marine Le Pen était élue présidente de la République française, quelles en seraient les conséquences ? Historien né en 1971, spécialiste de la diversité culturelle en France et aux Etats-Unis, maître de conférence en sciences de l’éducation à l’université de Cergy-Pontoise, François Durpaire se frotte à cette épineuse question. Scénariste, il signe en 2015, avec le dessinateur Farid Boudjellal, le premier tome de la série La Présidente (Les Arènes). Bande-dessinée d’uchronie politique, l’album imagine ce que serait la France en cas de victoire de Marine Le Pen, présidente du parti nationaliste le Front national, à l’élection présidentielle de 2017. Alors que le premier opus s’est vendu en France à près de 120 000 exemplaires et que toutes les enquêtes d’opinion donnent Marine Le Pen présente au second tour de l’élection présidentielle, le deuxième tome, Totalitaire, a été publié en octobre 2016. Le troisième et dernier tome, La Vague, est sorti au printemps 2017.

Un entretien publié dans la revue norvégienne Vox Publica le 27 mars 2017. Traduction de Camilla Skogseth Clausen. 

En Thatcher-kur for Frankrike?

Suite à sa victoire à la primaire du parti Les Républicains, le 27 novembre dernier, François Fillon est le candidat de la droite française pour l’élection présidentielle. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy se réclame ouvertement de Margaret Thatcher. Son programme économique a d’ailleurs subi de violentes critiques de la part de la gauche, le taxant de néolibéral. Pour savoir si François Fillon est bel et bien la réincarnation française de la Dame de fer, Vox Publica s’est entretenu avec Jean-Louis Thiériot, historien et avocat, maire de Beauvoir, conseiller départemental Les Républicains de Seine-et-Marne (région parisienne) et député suppléant d’Yves Jégo (ancien secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon) . Il a publié en 2007 une biographie de Margaret Thatcher , « Margaret Thatcher, de l’épicerie à la Chambre des Lords » (Fallois), qui a reçu le Grand prix de la biographie politique et le prix Joseph du Teil de l’académie des sciences morales et politiques.

Une interview publiée le 10 mars 2017 dans la revue norvégienne Vox Publica. Traduction d’Hélène Celdran. 

Retraités : et si on reprenait nos études ?

La retraite rime trop souvent avec « Des chiffres et des lettres » ou encore « thé dansant ». Pourtant, de nombreux seniors ont fait un trait sur tout ça pour reprendre des études. Entre l’université, la vraie, l’université du tiers temps ou du temps libre, les cours en ligne et l’école du Louvre, petit tour d’horizon non exhaustif de ce qui est proposé entre Nîmes et Montpellier.

Un dossier publié dans le magazine Silver de La Gazette de Montpellier de l’automne 2016.

Unntakstilstanden – demokratiets problematiske terrorforsva

dessin etat d'urgence

Suite aux attentats qui ont frappés Paris le 13 novembre 2015 et l’instauration de l’état d’urgence, retour sur les origines de ce régime d’exception né pendant la guerre d’Algérie.

Un article pour la revue numérique norvégienne Vox Publica le 13 janvier 2016. Traduction de Jostein Gripsrud et illustration de Havard Legreid. 

Le datajournalisme appliqué aux enlèvements

C’est sous ce titre qu’est paru sur le blog « Making of » de l’AFP le travail effectué par les étudiants de presse écrite de l’Institut Français de Presse, pilotés par Marlowe Hood, de l’AFP, et Eric Pelletier, de l’Express (un grand merci à eux !). Des centaines de dépêches ont été décortiquées afin d’établir avec précision la liste des Européens enlevés depuis le début des années 2000, le nom de leurs ravisseurs, le lieu et la durée de leur détention. Le résultat : une base de données pouvant être utilisée par les journalistes qui le souhaitent. Et en plus, il y a plein de bons articles pour agrémenter tout ça. C’est pas beau ?

Travail publié sur le blog « Making of » de l’AFP .